Toute l'équipe de notre petite rédaction, vous souhaite une très
bonne année 2014 qui, nous vous le souhaitons, sera riche en découvertes Bob et
Bobette et compagnie. A très bientôt.
mardi 31 décembre 2013
dimanche 29 décembre 2013
89. LES ALBUMS PUBLICITAIRES (PART 1)
Un petit peu d’histoire
Lorsqu’on regarde avec un peu plus d’attention l’évolution de la
publicité et de la bande dessinée, il est intéressant de constater qu’elles ont
connu, toutes les deux, des développements très similaires. Ces deux disciplines ont été considérées
pendant de nombreuses années, de la fin du 19ème siècle aux années
soixante, comme sous-cultures. Elles
furent donc longtemps rejetées avant de susciter progressivement un engouement
qui finit par les installer dans la culture populaire et dans notre
quotidien. Dans un premier temps, la
bande dessinée était proposée à un lectorat enfantin. La publicité quant à elle, émanait du monde
du commerce et suscitait une véritable répulsion de la classe bourgeoise qui
était associée à l’univers de l’argent.
Ces deux disciplines vont donc
progresser de la même façon en se basant sur le modèle américain. Des deux côtés de l’Atlantique, c’est la
presse quotidienne populaire qui va servir de premier support à la bande
dessinée. Il n’est donc pas
étonnant qu’en 1925, alors qu’une
publicité n’est pas fournie dans les temps pour le Dimanche illustré
(Excelsior) que la rédaction de ce journal décide de la remplacer par de la
bande dessinée. C’est une aventure de
Zig et Puce d’Alain Saint-Ogan qui sera choisie. Depuis cette époque, bien des choses ont
changés et la bande dessinée est devenue aussi incontournable que la
publicité. Il n’y a donc rien d’étonnant
à ce que l’une complète l’autre.
Bob et Bobette et la publicité
C’est en 1974 que la première aventure inédite de
nos héros et destinée à la publicité
voit le jour. Il s’agit de l’aventure de
« La Fleur d’or » qui est offerte par la poudre à lessiver TIDE. Pour des raisons qui pourraient être économiques,
mais aussi dans une philosophie de bilinguisme, l’album est proposé, pour la
première fois, simultanément avec les textes francophones et
néerlandophones. On retrouve donc la
traditionnelle page de garde, mais deux phylactères on été placés au dessus de
nos héros afin d’inviter les jeunes lecteurs à essayer de suivre l’histoire en
néerlandais ou/et en français. L’aventure
de « La Fleur d’or » est un mini récit, plus court que les
aventures classiques de Bob et Bobette.
Par la suite, on trouvera parfois dans la chronologie de la série rouge,
des doubles albums reprenant deux minis-récits qui auront été proposés
initialement pour la publicité. Bob et
Bobette vont ensuite être très régulièrement utilisés dans la publicité. Au départ, ce sont des albums de leurs
aventures qui seront proposés, ensuite ce sont des objets à l’effigie de nos
héros qui seront offerts. Mais les
albums publicitaires de nos deux héros restent un support fort apprécié et les
prochains articles de cette rubrique vous proposeront en détail, la liste des
albums publicitaires. Une petite étude
sera faite sur les albums qui présentent des caractéristiques particulières
dimanche 10 mars 2013
88. LES PLUS BELLES COUVERTURES (Part 1)
C’est en juillet 2007,
que les éditions Standaard surprennent le fidèle lecteur des deux héros
fétiches de Willy VANDERSTEEN. Ils ont en
effet décidé de redynamiser la présentation des albums de Bob et Bobette. Ainsi, la célèbre maquette de la couverture
rouge des aventures de Bob et Bobette, identifiable entre mille autres est
remplacée par un nouveau modèle plus conventionnel. Si les nostalgiques regrettent ce changement,
les jeunes lui trouvent un côté plus actuel.
Il est souvent difficile de satisfaire tout le monde et quelques
commentaires sur nos pages de Facebook nous le montrent. Devant cette situation, j’ai eu l’idée de
monter cette nouvelle rubrique : « Les plus belles couvertures des
albums de Bob et Bobette ». Ainsi,
je propose de balayer, avec vous, les
centaines de couvertures qui ont déjà été réalisées. Certaines ont été redessinées, d’autres
gardent leur présentation originale. Le
but est de vous faire (re)découvrir certaines couvertures bien plus
remarquables que les autres. La
sélection proposée étant tout-à-fait subjective et liée à mon appréciation
personnelle, un post sera déposé sur nos deux groupes FACEBOOK afin que vous puissiez
vous aussi nous faire part de vos appréciations. Les 10 plus belles couvertures feront l’objet
d’une étude plus approfondie dans notre revue « Le petit monde de Willy
VANDERSTEEN ».
Un peu d’histoire
En 1946, l’immense
popularité que Willy VANDERSTEEN va connaître dans la presse ne le satisfait
que partiellement. Il n’a jamais perdu
de vue son projet de faire publier ses bandes dessinées sous forme
d’albums. Selon lui, une création ne
pouvait atteindre un large public qu’en bénéficiant d’un support durable. Ce qui n’était pas le cas avec les coupures
de presse. L’avenir lui donnera
raison. Intelligemment secondé par Wim
GODERIS. Ils décident de mettre les
aventures de Bob et Bobette sous forme d’albums. C’est ce même Wim GODERIS qui va décider
d’habiller la collection dans un style bien spécifique qui sera le même à
chaque nouvelle aventure et qui sera aisément reconnaissable par rapport aux
autres bandes dessinées. Les
couvertures auront donc toujours le même
aspect et les titres, la même typographie.
Cette idée géniale, calquée sur la présentation du TIMES, perdurera plus
de 60 ans.
Premier choix de
couverture
Mon premier choix de
couverture que j’ai sélectionné pour vous, est celle de l’édition originale
néerlandaise de l’île d’Amphoria ( titre
original : « Op het Eiland
Amoras »). Non pas parce qu’il
s’agit de la toute première aventure de Bob et Bobette, mais bien parce que
cette couverture est unique en son genre.
Il se dégage un exotisme qu’on ne retrouvera pas souvent sur les autres
couvertures. Les couleurs, tout-a-fait
remarquables et la dominance du bleu en font un véritable joyaux. D’ailleurs si on compare les couleurs de la
version originale et celles du fac similé de 1993, on peut voir une réelle
différence. Sans parler du ciel étoilé qui a tant de vie sur cette première
édition et qui reste sans vie sur les rééditions plus récentes. Selon moi, UN MUST !
Une prochaine couverture
dans notre second article.
dimanche 2 décembre 2012
dimanche 11 novembre 2012
87. ROBERT ET BERTRAND (Part 3)
Première classification
Dans nos deux précédents articles relatifs à cette excellente
série (Article 12 et article 43), nous avons dans un premier temps présenté les
deux sympathiques héros de la série, ensuite nous vous avons proposé un
récapitulatif complet de la série.
Aujourd’hui, nous avons commencé une systématique n’est qu’un premier
jet mais qui permet une première classification des éditions originales de la
série. Rappelons que le premier numéro
de Robert et Bertrand est paru en avril 1975.
Comme toujours, c’est le quatrième plat (ou 4ème de
couverture = couverture arrière de la BD) qui va permettre de reconnaître les
différentes éditions originales.
Introduction
Contrairement aux grandes séries de Willy VANDERSTEEN comme Bob
et Bobette ou encore Jérôme, l’illustration du quatrième plat de cette série ne
changera jamais. Il sera toujours le
même sur fond mauve et représentant nos deux sympathiques héros. Robert debout avec une canne et Bertrand
assis occupé à pêcher.
La version
A1
Version appelée « à la note VANDERSTEEN ». En effet, pour les deux premiers albums de
cette série, le catalogue classique est remplacé par une note de l’auteur
(d’ailleurs signée VANDERSTEEN) qui présente la série et aussi les deux héros
empruntés à une série populaire du même nom qui existe déjà. Le copyright et le dépôt légal se trouvent
comme d’habitude dans le fond du quatrième plat. La version A1 ne compte que deux
albums :
1 – L’ermite de Beaucroy (dépôt légal 01/04/1975)
2 – La main noire (dépôt légal 01/06/1975)
La version
A2
Disparition de la note VANDERSTEEN dès le troisième volume. Apparition du premier catalogue avec la
mention « Une nouvelle série
VANDERSTEEN ». En dessous et en
bleu, sous cette mention apparaît le nom de la série « ROBERT ET
BERTRAND » suivant la police de caractère des Bob et Bobette. La note de VANDERSTEEN s’est résumée en 6
lignes qui sont écrites juste en dessous du titre en bleu. Enfin, la mention « déjà parus : » apparait avec 3 titres au catalogue. Le dernier titre :
3 – Le dragon vert (dépôt légal 01/09/1975)
La version
A3
Similaire à la version A2, son catalogue est identique pour les
albums 4 et 5 qui semblent être sortis simultanément. Ainsi, pour les deux catalogues, il y aura 5
titres et donc pour le volume 4 le dernier titre est également la cinquième
aventure de la série. Dépôt légal
identique pour les deux aventures.
Dernier titre au catalogue :
6 – Le drame de Marie-Souillon (dépôt légal 01/11/1975)dimanche 9 septembre 2012
86. LES PIECES DE LEGENDE (Part 4)
Le but de cette section est de vous présenter des pièces qui par
leur beauté ou leur rareté en ont fait de véritables pièces de légende. Pour cette nouvelle chronique des pièces de
légende, je vous propose une collection tout à fait mythique dans la saga des
Bob et Bobette. La collection des 24
premiers albums de la collection rouge des années cinquante dans leur format cartonné et toilé. On touche cette fois au must des must de
cette collection. C’est dans les années
cinquante, alors que Willy VANDERSTEEN
travaille pour l’hebdomadaire « Le journal de TINTIN » que ce
dernier décide de lancer parallèlement aux albums de la collection du Lombard,
des albums en langue français dans la collection rouge, déjà célèbres en
Flandres. Si pour la Belgique l’éditeur
Erasme propose des albums brochés bien connus des belges, il sera proposé pour
la France une version plus luxueuse, cartonnée et toilée. La maquette est tout simplement
merveilleuse. Ainsi, sur les 24 premiers
albums proposés, 20 albums cartonnés seront réalisés. Si déjà trouver un de ces albums dans un état
très moyen n’est pas chose aisée, trouver ces albums en parfait état est
particulièrement difficile. Le summum
pour le collectionneur est de réunir ces 20 albums en édition originale et en
très bon état. Je vous propose quelques
clichés de ces merveilles et si l’envie se fait sentir de vouloir les détenir,
je ne peux
que vous souhaiter bonne chance et beaucoup de succès dans votre
entreprise. A bientôt.
vendredi 17 août 2012
85. LES GRANDS CLASSIQUES (Part 3)
Comme nous vous en parlions dans notre précédent article du 7
août 2011, la collection rouge, dite des grands classiques, qui devait
reprendre initialement les premières versions (édition originales) des albums
sélectionnés, ne va malheureusement offrir le plus souvent que des versions
retouchées qui sont sorties dans les années 70.
Aujourd’hui, nous vous proposons à travers cet article et un peu comme
nous l’avions déjà fait précédemment dans notre article 66 avec l’album
« Le Trésor de Fiskary » de vous présenter quelques différences entre
la première édition francophone de 1951 et la version proposée par la
collection classique rouge de l’excellent aventure du TEUF-TEUF CLUB. Bonne lecture.
1. Un peu d’histoire
Le TEUF-TEUF CLUB est considéré comme un des chefs d’œuvre de
Willy VANDERSTEEN ? La
prépublication de cette aventure débutera dans les pages du journal Standaard
le 13 juin 1951 et se terminera le 27 octobre de la même année. Bien plus qu’un
simple passage, la bonne année 1951 est une des années phares dans la carrière
du maître. De cette incroyable année
sortira 3 superbes albums. Le trésor de
Fiskary, Le casque Tartare (aventure
pour laquelle VANDERSTEEN réalisera quelques superbes couvertures pour le
journal Tintin) et bien évidemment LE TEUF-TEUF CLUB. Depuis quelques années déjà, VANDERSTEEN
travaille pour le journal Tintin.
Influencé par son directeur artistique qui n’est autre que Hergé, le
papa de Bob et Bobette évoluera vers un style sans cesse plus proche de la
ligne claire. Si ce style s’éloigne de
l’idée que se fait le jeune Willy de la bande dessinée, il permettra à ce
dernier de faire évoluer ses réalisations tant au niveau graphique qu’au niveau
de la clarté. Les décors font maintenant
preuve d’une incroyable recherche de l’authentique
et du réalisme et d’un réel talent artistique.
Au fil des albums le résultat devient tout à fait grandiose. Les héros de ses aventures eux aussi vont
évoluer et la finesse de leurs traits démontrera le réel génie de celui qu’on
appelle désormais le Bruegel de la bande dessiné.
2. Un album à la loupe
Une fois encore, dès la première page, on note de singulières différences. La première qui saute aux yeux est bien évidemment la couleur. Lors de sa première sortie en français, dans la collection ERASME, l’aventure est présentée dans la version bien connue des Vandersténiens : la version bichromie. Dans la version proposée par la collection classique rouge, la couleur est déjà bien présente et malheureusement en surcharge. Il est un peu triste de voir que la colorisation des albums ne reflètent pas la qualité qu’on pouvait espérer d’un album aussi bien côté par les amateurs. Mais ce qui dénote le plus dans les deux versions, c’est évidemment les dialogues, et l’ensemble des textes qui perdent leur côté populaire et truculent pour un français bien plus international. Une fois encore, la version francophone de la collection classique rouge s’écarte de façon substantielle de la version initiale. La suite de cet article dans notre prochaine rubrique.
Une fois encore, dès la première page, on note de singulières différences. La première qui saute aux yeux est bien évidemment la couleur. Lors de sa première sortie en français, dans la collection ERASME, l’aventure est présentée dans la version bien connue des Vandersténiens : la version bichromie. Dans la version proposée par la collection classique rouge, la couleur est déjà bien présente et malheureusement en surcharge. Il est un peu triste de voir que la colorisation des albums ne reflètent pas la qualité qu’on pouvait espérer d’un album aussi bien côté par les amateurs. Mais ce qui dénote le plus dans les deux versions, c’est évidemment les dialogues, et l’ensemble des textes qui perdent leur côté populaire et truculent pour un français bien plus international. Une fois encore, la version francophone de la collection classique rouge s’écarte de façon substantielle de la version initiale. La suite de cet article dans notre prochaine rubrique.
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